La compétitivité technique : dénicher les bonnes opportunités

Lorsque l’on parle de compétition dans les résultats de recherche, la première chose qui vient à l’esprit est le contenu, et c’est légitime. En revanche, une part trop souvent ignorée, la compétitivité technique, devrait faire l’objet de toutes les attentions pour prendre l’ascendant, particulièrement depuis l’an passé où Google a renforcé la visibilité des sites présentant de bons scores de performances. Voici comment en tirer avantage :

1) Plus qu’un simple départageur

La mise à jour d’algorithme de mars 2023 centrée sur l’expérience utilisateur a changé la donne. Plusieurs pages présentant un contenu égal ou parfois même supérieur à la concurrence ont largement perdu en visibilité car leurs LCP, CLS, FID, vitesse de chargement n’étaient pas au niveau.

Auparavant plus considéré comme un moyen de départager deux sites, important mais secondaire, le volet technique connaît aujourd’hui un regain de popularité car s’y investir paie.

Enfin, Google multiplie les annonces dans le domaine, que ce soit pour l’ajout d’un nouveau Core Web Vital comme l’INP ou le retrait de « bonne expérience sur la page » de l’onglet « Apparence dans les résultats de recherche » de la Search Console. L’impact ? Plus de confusion mais une certitude : les performances techniques sont plus importantes que jamais.

2) Trouver le bon filon

Comme toute chose en SEO, le référencement technique doit faire l’objet d’une priorisation. Être important au sens large ne suffit pas. Mais comment savoir quand la technique doit faire l’objet d’une mise en avant particulière ? Trois pistes :

  1. Au niveau d’une page : lorsque l’on cible un mot-clé à forte difficulté
  2. Au niveau d’un groupe de pages : Lors de problèmes récurrents et ciblés
  3. Au niveau d’un site: lorsque les bases techniques d’un site sont handicapantes

Au niveau d’une page

L’approche standard veut que le référenceur cible un volume de recherche maximal et une difficulté aussi basse que possible pour se placer haut dans les résultats de recherche plus vite et plus simplement. Mais cela revient à se priver de belles opportunités sur des requêtes certes plus difficile mais au potentiel de conversion beaucoup plus élevé.

L’une des manières d’arriver à prendre l’ascendant sur ces termes, en dehors de proposer un meilleur contenu et plus de liens entrants à forte authorité, est de voir quelle est la qualité générale des performances techniques offertes par les sites sur la page 1.

Pour ce faire, utiliser PageSpeed Insights (et pas Lighthouse) car il propose de véritables données d’utilisateurs (et non des données simulées) et observons le résultat.

Si le score est faible voire très faible dans 80% des cas, votre site propose-t-il quelque chose de bien meilleur techniquement, en plus de la promesse d’un contenu de qualité supérieure ? Si oui, alors les chances d’échouer sont réduites et le choix de s’attaquer à la requête est plus facilement expliquable.

L’ancien calcul : Volume + niveau de difficulté = décision
Le nouveau calcul : Volume + avantage compétitif = décision

Si vous n’avez pas l’avantage technique sur un terme défini et que la compétition est élevée, il est sans doute sage d’étudier d’autres possibilités.

Au niveau d’un groupe de pages

Dans le cas de pages existantes, l’objectif est de trouver un élément en commun qui alourdit les performances de manière significative et de s’attaquer à lui et à lui d’abord sans que les développeurs ne s’éparpillent.

Rien de bien étonnant ici, le calcul est : Impact fort + large zone d’influence + niveau d’effort faible = priorité.

Puis, regardez vos positions s’améliorer et votre taux de conversion augmenter.

Au niveau d’un site

Pour un site en entier, c’est véritablement lorsque rien ne va techniquement et que toutes les pages sont affectées qu’il faut considérer une approche générale comme la bonne opportunité.

Le point négatif étant que les ressources nécessaires sont importantes et la granularité difficile, mais c’est un passage crucial.

L’objectif n’est pas de régler tous les problèmes du site, l’objectif est de se focaliser sur les 2-3 soucis qui vont avoir un impact fort et large. Dans ce cas de figure, savoir ce sur quoi ne pas travailler est impératif pour garantir le succès de l’opération. Sinon, toute l’équipe se noie dans un océan de sujets sans importance et rien n’est fait au bout du compte.

En résumé

Le SEO technique n’est plus un simple départageur mais un levier à activer lorsque les bonnes conditions s’y prêtent, c’est-à-dire :

  • Est-ce que les performances de son site donnent un avantage compétitif sur certaines requêtes ?
  • Est-ce que la tâche technique est à fort impact, touche un grand nombre de pages pour un niveau d’effort réduit ?
  • Est-ce que les 2-3 actions techniques programmées sont bien celles à prioriser dans la multitude de choses à régler, et pas des problèmes secondaires ?

Le résultat ? Une stratégie solide qui ancrera les performances techniques de son site comme l’un de ses atouts majeurs et aidera à débusquer des opportunités de croissance organique.

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