Avoir raison en SEO : comment s’y prendre quand tout le monde a son mot à dire

Le référencement étant de plus en plus connu de tous, il est fréquent que de nombreux tiers (collègues ou simples relations) mettent leur grain de sel dans les actions en cours. Fatiguant pour certains, je pense personnellement que c’est une bonne chose lorsque ces « influences » sont gérées méthodiquement. Voici la méthode pour reconnaître les situations, réagir positivement ET efficacement.

De quel niveau parle-t-on ?

Que ce soit Pierre le rédacteur, Charlotte la comptable ou Josiane la vice-présidente, la simple mention du référencement peut susciter des commentaires pour différentes raisons :

  • L’envie de montrer que l’on a des connaissances dans le domaine
  • La volonté de peser sur les décisions
  • La curiosité
  • Autre…

La plupart du temps (90% dans mon cas), les remarques faites sur le référencement ont trait à une formation générale effectuée par la personne en question il y a plusieurs années, ou une conversation avec un autre référenceur. Dans 80% des cas, les informations partagées sont erronnées car :

  • Trop datées
  • Vagues
  • Mal comprises
  • Inadaptées à la situation

Dans 20% des cas, la qualité de l’échange est plus élevée, plus particulièrement avec des développeurs, mais toujours pas complètement correct. Et c’est normal, ce n’est pas leur profession principale !

Une fois que l’on a identifié le groupe auquel appartient son interlocuteur (débutant ou initié), il est temps d’adapter son discours.

Le débutant et le curieux

Il s’agit du groupe le plus large avec lequel les interactions sont les plus fréquentes. Voici quelques citations (réelles, toutes vécues) dans un souci d’illustration :

  • « Je remplis toujours les meta keywords depuis que j’ai vu ce cours en ligne de 2016. Je le regarde encore régulièrement. »
  • « J’écris toujours le plus possible dans mes articles pour le SEO »
  • « Le référencement j’ai compris, il faut toujours ajouter le même mot-clé principal dans le titre »

Comme vous l’avez déjà compris, ces affirmations sont fausses mais contiennent une part de vérité. Les meta keywords n’aident en rien au référencement actuel, mais ils ont eu une fonction par le passé. Écrire un article long peut être nécessaire en fonction de la compétition, de la profondeur du sujet, de l’intention de recherche mais ça ne doit pas pour autant être systématique. Et enfin, un mot-clé cible doit être placé dans le titre mais différent pour chaque page.

Dans ce cas-ci, l’attitude à adopter est la suivante :

  1. Reconnaître les connaissances de la personne (même imparfaites)
  2. Offrir un ajustement bienveillant, sans paraître moralisateur, en mentionnant le caractère récent des nouvelles informations
  3. Offrir/envoyer des ressources (par e-mail, Slack,…) à la personne pour appuyer son propos

Pourquoi faire ?

La personne ne se sent pas menacée ou ridiculisée et va bien souvent agir en évangélisateur dans le domaine du référencement pour son équipe. L’effet boule de neige en termes de résultat que cela peut avoir est important dans les grandes entreprises où la création de contenu est fréquente (comme les médias par exemple). C’est un peu comme envoyer des émissaires dans des territoires peu habitués au SEO mais qui peuvent avoir un impact significatif.

Les initiés

L’initié a d’habitude un profil plus marketing ou technique. Voici quelques citations, toujours véritables :

  • « Je mets des balises Schema Event sur toutes mes pages. Sur la page d’accueil aussi, pour que Google comprenne que c’est un site qui traite d’événements musicaux. »
  • « Je vais mettre le site hors-ligne pendant 2 semaines pour des mises à jour, en m’assurant que des redirections 301 sont en place pour toutes les pages qui seront retirées. Le trafic reviendra tout de suite. »
  • « J’utilise toujours prerender.io pour le SEO, comme ça je sais que Google a tout le nécessaire et je me positionne plus rapidement en page 1. »

Ces affirmations attestent d’un certain savoir, comme la connaissance des balises Schema et leur intégration. En revanche placer une balise Event sur une page d’accueil d’un site générique a peu de sens; mettre un site hors-ligne pendant 2 semaines sans précaution et penser que le trafic va reprendre de suite comme si de rien n’était est inexact (c’est graduel). Enfin, utiliser le pré-rendu (avec un service comme prerender.io) n’est utile que dans des cas très précis et ne garantit aucunement un quelconque placement sur la page 1.

Dans ce cas-ci, l’attitude à adopter est la suivante :

  1. Reconnaître les connaissances de la personne
  2. Offrir un ajustement bienveillant et s’établir comme autorité dans le domaine
  3. Présenter des cas concrets et des résultats sur des sujets qu’elle cible

Pourquoi faire ?

Toujours dans un souci de bienveillance, il faut reconnaître les connaissances. Dans ce cas précis en revanche, il est crucial d’être vu comme le référent sur tout ce qui touche au référencement. Montrer des résultats tangibles et amener des informations plus avancées vont permettre d’éviter que des débutants aillent voir des initiés pour des conseils sur le SEO, plutôt que le référenceur. Cela permet de ne pas affaiblir sa position auprès de son employeur/client, mais également d’éviter que de mauvaises pratiques ne s’installent dans l’entreprise.

Et si j’ai un trou ?

S’établir comme référent est facile à dire mais plus compliqué à mettre en oeuvre. Que se passe-t-il si un initié parle d’un pan du SEO que vous ne connaissez pas bien ? Dans ce cas-ci, indiquer que l’on est pas certain, s’informer le plus vite possible sur le sujet, creuser pour prendre de l’avance et revenir dessus lorsque le moment sera propice. L’astuce est d’apprendre à aimer avoir tort et d’aimer également découvrir ses lacunes : on en ressort avec plus de connaissances, donc meilleur SEO et moins vulnérable à ce type d’événement.

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