Recherche agentique : comment se préparer face à l’accélération
On n’entend pour ainsi dire plus que ça de la part des médias spécialisés anglophones et de Google : la recherche agentique débarque et elle va frapper fort. Mais au-delà des grandes phrases, qu’est-ce que cela implique au niveau de l’optimisation pour votre site et votre entreprise ?
Oubliez la perte de Fable 5 pendant quelques minutes, et plongez-vous dans la visibilité pour agents :

D’ACP en UCP
Des protocoles spécifiques pour agents sont déjà en service depuis plusieurs mois, leur permettant de découvrir, de comparer et d’effectuer une transaction :
- ACP (Agentic Commerce Protocol) créé par Stripe et OpenAI, avec lequel vous pouvez par exemple acheter quelque chose directement dans ChatGPT via Instant Checkout.
- UCP (Universal Commerce Protocol) créé par Google en collaboration avec Shopify, Etsy et d’autres, qui va plus loin que l’ACP en couvrant plus d’étapes, de la découverte du produit au paiement final.
Et voici un aperçu de la manière dont l’UCP fonctionne :

Mais, concrètement, qu’est-ce que ça signifie ? Que votre site doit être en mesure d’être visible pour les agents utilisant ces protocoles, mais aussi de les laisser explorer vos pages en s’assurant qu’ils ne se perdent pas en route.
Les leviers à activer pour être plus visible sont les suivants :
- Compléter le balisage Schema.org produit à 100 %
- UCP utilise son propre vocabulaire JSON et ne s’appuie pas directement sur schema.org, mais ce dernier reste essentiel car il aide les agents à déterminer avec qui interagir.
- Des attributs comme offers, aggregateRating et shippingDetails ne servent plus seulement à obtenir des extraits enrichis dans les résultats de recherche Google ; ils sont désormais interrogés par les agents tout au long du processus.
- Intégrer Google Merchant Center
- Indiquer la politique de retours
- Ajouter l’attribut native_commerce pour être éligible aux paiements agentiques
- Soigner ses avis sur des sites comme Trustpilot
Sachant que l’UCP a été lancé en février dernier, il ne faut pas tarder à s’y mettre.
Être lisible par les agents
Je vous en parlais déjà lors de précédentes newsletters, les LLM n’aiment pas ce qui est rendu côté client. Ils ont effectivement pour habitude d’explorer l’HTML, tout du moins une partie, et comptent leurs tokens avant de passer à la page suivante.
Afin de satisfaire à cela, plusieurs exigences :
- L’utilisation de fichiers .md suivant le tout nouveau format OKF (pour Open Knowledge Format) de Google, permettant de résumer les points importants de votre site et d’économiser des tokens
- Création d’une alternative en .md pour chaque page du site (si vous avez un petit site sans problème de budget de crawl), ou directement un bloc de code Markdown intégré dans l’HTML en « inline »
- Ajouter des balises Schema
- Intégrer le contenu important dans l’HTML original et/ou utiliser une solution de prérendu type prerender.io afin de livrer l’HTML final aux bots
Mettre ces mesures en place n’est pas forcément très compliqué, mais demande de la maintenance.
Nouvelle baisse de clics
Au cas où vous ne l’ayez pas encore remarqué, obtenir des clics n’a jamais été aussi compliqué qu’aujourd’hui. La qualité augmente mais le clic est rare.
Une mauvaise nouvelle de plus : ils vont continuer à baisser au fur et à mesure de la démocratisation de la recherche agentique. Cela implique que :
- Le suivi des interactions avec votre site va changer, et cela se reflètera sur vos outils analytiques
- Le clic perdra encore en intérêt stratégique
Préparez les esprits.
En résumé
Surfer sur la vague agentique naissante est le mieux à faire actuellement, avec l’adoption de nouveaux protocoles et formats dédiés.
Pour le reste, pré-rendu et balises Schema, c’est du SEO donc vous le faisiez probablement déjà, n’est-ce pas ?

